VENTE D’ASPERGES – HALL DE LA MDA – AVRIL 2026
06/04/2026Visite guidée : Reims by night
06/04/2026Quand j’ai débuté dans l’immobilier, on m’a dit :
POUR RESSIR : il faut être commercial.
De vous à moi… ça partait mal.
Je n’ai pas cette étiquette.
Jamais eu. Jamais voulu.
Mon premier rendez-vous vendeur, je l’avoue, je me suis fait accompagner par un soi-disant pro. Une fois partie, la propriétaire m’a rappelée.
Non pas pour se plaindre — mais pour me dire ceci :
“Je sais que vous débutez. Mais j’ai vu que vous étiez déterminée à faire les choses bien, en respectant les règles et en me respectant, moi.”
Pas de costume commercial.
Pas de belles promesses.
Juste de la rigueur et de l’honnêteté.
Ce jour-là, j’ai compris que les choses allaient changer dans ce métier.
Et elles ont changé — dans le bon sens.
Mon côté cartésien, qui préfère les faits aux promesses, me donne aujourd’hui raison. La Cour de cassation remet les pendules à l’heure.
Voici deux jurisprudences récentes qui le prouvent.
AFFAIRE N°1 — Vous avez fait vos travaux vous-même ?
Vous êtes considéré comme un constructeur.
La clause “vendu en l’état” ne vous protège plus.
Votre responsabilité peut être engagée jusqu’à 10 ans après les travaux.
👉 Cass. 3e civ., 19 oct. 2023, n° 22-15.536
🏚️ AFFAIRE N°2 — Vous avez déclaré verbalement que la toiture était en bon état ?
Sans factures ni justificatifs, cette déclaration ne vaut rien juridiquement.
C’est au vendeur de prouver l’état réel du bien — pas à l’acheteur de le découvrir.
👉 Cass. 3e civ., 8 juin 2022, n° 21-18.206
💡 La bonne foi ne suffit plus. Il faut des preuves.